Toutes les 20 secondes, les organisations du monde entier perdent 1 million de dollars

PHILADELPHIE–(BUSINESS WIRE)–L’étude mondiale du Project Management Institute (PMI), Pulse of the Profession® 2018, montre qu’environ 1 million de dollars est gâché collectivement toutes les 20 secondes par les entreprises du monde entier, en raison de la mise en œuvre inefficace des stratégies commerciales à travers de mauvaises pratiques de gestion des projets. Cela équivaut à environ 2 billions de dollars gaspillés par an.

L’étude montre qu’en moyenne les organisations gaspillent 9,9 % de chaque dollar * en raison de performances médiocres des projets, et qu’environ un projet sur trois (31 %) ne remplit pas ses objectifs, 43 % ne sont pas achevés avec le budget prévu, et près de la moitié (48 %) ne sont pas réalisés dans les délais. De façon alarmante, les dirigeants semblent être déconnectés de cette réalité, puisque 85 % de ceux qui ont été interrogés pendant l’étude ont dit croire que leurs organisations étaient efficaces dans la réalisation des projets pour atteindre les résultats stratégiques. Ces facteurs conduisent à des pertes financières colossales pour les entreprises du monde entier, avec un impact macroéconomique encore plus important.

« La gestion de projet est le moteur de la stratégie, mais les entreprises ne parviennent pas à combler le fossé entre la conception des stratégies et leur réalisation », a déclaré Mark A. Langley, président et CEO du Project Management Institute. « Une gestion efficace des projets est la clé pour mettre en œuvre la stratégie commerciale des entreprises et a un impact important sur le résultat financier. »

Parmi les régions géographiques couvertes par l’étude, la Chine a le plus bas pourcentage moyen de gaspillage sur les projets (7,6 % ou 76 millions de dollars par milliard dépensé), suivie par le Canada (7,7 % ou 77 millions par milliard) et l’Inde (8,1 % ou 81 millions par milliard). Du côté opposé, l’Australie a le pourcentage moyen de gaspillage le plus élevé, avec 13,9 %, soit 139 millions de dollars par milliard investi. *Les chiffres sont des montants en dollars US, mais les pourcentages s’appliquent à n’importe quelle devise.

« Il existe un lien très étroit entre la gestion efficace des projets et le rendement financier », a poursuivi Langley. « Les organisations dont la gestion de projets est inefficace gaspillent 21 fois plus d’argent que celles dont les compétences en la matière sont les plus élevées. Mais la bonne nouvelle est qu’en s’appuyant sur des pratiques éprouvées, il est tout à fait possible pour les entreprises de rectifier le tir et d’améliorer leur rendement financier. »

En cette époque de contrôles financiers accrus, de pressions concurrentielles changeantes, de perturbations des affaires dues aux évolutions technologiques, cette étude fait ressortir cinq points essentiels permettant aux entreprises de faire croître leurs performances grâce à une meilleure mise en œuvre de leurs stratégies.

1. Le parrainage de la part de responsables qui s’impliquent activement continue d’être la principale force motrice de la réussite des stratégies

Les meilleurs meneurs des projets atteignant leurs buts initiaux sont des champions ou des parrains exécutifs fortement engagés. Mais en même temps, les entreprises indiquent qu’une moyenne de 38 % des projets n’a pas de parrainage exécutif actif, ce qui montre la nécessité et les avantages pour les dirigeants de s’impliquer davantage dans l’exécution de la stratégie.

2. Une plus grande connexion entre la conception de la stratégie et son exécution

Les cadres dirigeants méconnaissent souvent le lien entre une gestion efficace du programme et du projet et l’exécution de la stratégie. Plus d’un tiers des entreprises (35 %) admettent ne pas avoir de fermes concordances entre les initiatives ou projets mis en œuvre et les stratégies poursuivies. Ceci indique la nécessité pour les cadres supérieurs de mieux reconnaître qu’une gestion efficace des projets permet d’exécuter la stratégie, et d’être surs d’avoir mis en place des programmes adaptés directement à cette stratégie.

3. Optimiser l’investissement dans la mise en œuvre de la stratégie

Les entreprises donnent souvent la priorité à l’investissement destiné à concevoir une stratégie plutôt qu’à sa bonne exécution. Il semble exister un grand manque de concordance entre les dirigeants et les gestionnaires de projets sur le financement de la mise en œuvre de la stratégie. Alors que 84 % des dirigeants pensent qu’ils donnent la priorité et un financement aux bonnes initiatives ou aux bons projets, seulement 55 % des chefs des bureaux de gestion de projets (BGP) sont d’accord sur ce sujet. Cela suggère que les entreprises ne mettent sans doute pas en place les meilleurs financements et actions pour parvenir à exécuter leurs stratégies.

4. Tirer parti des bouleversements – Ne pas seulement y réagir – Devenir agile

Dans un monde marqué par une accélération du rythme des innovations, les bouleversements sont la nouvelle normalité. Il n’est donc pas surprenant que 83 % des gestionnaires de projet affirment que des transformations numériques ont modérément ou fortement influencé leur travail au cours des cinq dernières années. Ce qui est la clé du succès dans l’environnement commercial d’aujourd'hui est de s’appuyer sur une approche agile de la gestion des projets et d’être en harmonie avec la stratégie grâce à une évaluation continue de la dynamique changeante du marché, des nouvelles technologies et des innovations.

Mais, alors que 71 % des entreprises disent utiliser des approches agiles pour leurs projets depuis cinq ans, seulement 28 % affirment avoir mis en place un haut degré d’agilité organisationnelle globale. Bien que l’agilité augmente, son rythme d’évolution est irrégulier. En fait, d’un point de vue organisationnel plus large, seulement 40 % des entreprises font état d’une priorité donnée à la création d’une culture réceptive au changement.

Dans l’avenir, les organisations sachant profiter des bouleversements tout en restant agiles seront les gagnantes en termes financiers et concurrentiels.

5. Définir et suivre les mesures du succès

L’étude a montré qu’en moyenne près de la moitié (52 %) des projets ont dévié de leurs objectifs, et qu’un peu moins de la moitié (48 %) n’ont pas été exécutés à temps, cela ayant conduit à des pertes financières considérables. Définir dés le début des mesures des succès permet de s’assurer que les projets restent sur la bonne voie et respectent les budgets et les objectifs.

La mesure de l’application de ces meilleures pratiques de gestion de projets par les entreprises dans le monde se reflète dans le gaspillage global, détaillé ci-dessous, en commençant par les plus petits chiffres :

             
Gaspillage en dollars US, du plus petit au plus grand     Région     Montant gaspillé en raison de mauvaises performances des projets*
1     Chine     7,6 % ou 76 millions de dollars par milliard
2     Canada     7,7 % ou 77 millions de dollars par milliard
3     Inde     8,1 % ou 81 millions de dollars par milliard
4     Moyen Orient     8,5 % ou 85 millions de dollars par milliard
5     Asie-Pacifique     8,6 % ou 86 millions de dollars par milliard
6     Amérique Latine     10,2 % ou 102 millions de dollars par milliard
6     États-Unis     10,2 % ou 102 millions de dollars par milliard
7     Royaume-Uni     10,8 % ou 108 millions de dollars par milliard
8     EMOA (Europe, Moyen-Orient et Afrique)     11,7 % ou 117 millions de dollars par milliard
9     Brésil     12,2 % ou 122 millions de dollars par milliard
10     Europe     12,7 % ou 127 millions de dollars par milliard
11     Australie     13,9 % ou 139 millions de dollars par milliard

*Les chiffres sont des montants en dollars US, mais représentent un pourcentage qui s’applique à n’importe quelle devise.

À propos de l’étude Pulse of the Profession® du PMI

La Pulse of the Profession Survey® a été réalisée en ligne en octobre 2017. Le rapport fait ressortir les commentaires et les informations de 4 455 professionnels de la gestion de projet, de 800 directeurs de bureaux de gestion de projets (BGP) et de 447 dirigeants d’un éventail de secteurs, comme les technologies de l’information, les services financiers, la fabrication, les gouvernements, l’énergie, la santé, la construction et les télécommunications, provenant du monde entier.

À propos du Project Management Institute (PMI)

Le Project Management Institute (PMI) est la plus grande association de professionnels au monde dans le domaine de la gestion de projets, de programmes et de portefeuilles. Créé en 1969, le PMI apporte de la valeur à plus trois millions de professionnels travaillant dans pratiquement tous les pays du monde, en fournissant des services de défense, collaboration, éducation et de recherche. Le PMI favorise la progression des carrières, améliore la réussite des entreprises et accroît la maturité du domaine de la gestion de projets par le biais de ses normes, certifications, communautés, ressources, outils, recherches universitaires, publications, cours de développement professionnel et opportunités de réseautage, reconnus dans le monde entier. En tant que membres de la famille PMI, ProjectManagement.com crée des communautés en ligne à l'échelle mondiale qui offrent plus de ressources, de meilleurs outils, de plus vastes réseaux et des perspectives plus étendues. Rendez-vous sur www.PMI.org, www.projectmanagement.com, www.facebook.com/PMInstitute et sur Twitter @PMInstitute.

L’étude complète Pulse of the Profession Survey® peut être consultée à l’adresse : www.pmi.org/Pulse.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

Recommended For You

mm

About the Author: Bob Cooper

Bob Cooper is Canadian Business Tribune''s senior editor. He is also a nationally syndicated newspaper columnist and a bestselling author. He lives in London Ontario and covers the intersection of money, politics and finance. He appears periodically on national television shows and has been published in (among others) The National Post, Politico, The Atlantic, Harper’s, Wired.com, Vice and Salon.com. He also has served as a journalist and consultant on documentaries for CBC and Global News . In 2014, he was the winner of the Society of American Business Editors and Writers' investigative journalism award, and the winner of the Izzy Award for Journalism from Ithaca College's Park Center for Independent Media. He was also a finalist for UCLA's Gerald R. Loeb Award and Syracuse University's Mirror Award. Before becoming a journalist in 2006, Sirota worked in Washington for, among others, U.S. Rep. Bernie Sanders, the U.S. House Appropriations Committee Minority Staff and the Center for American Progress.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *